L’IA dans le secteur de l’administration et son futur
Voici deux champs dans lesquels l’IA est implantés aujourd’hui et un dans lequel elle pourrait s’implanter, dans un futur proche…

L’IA aujourd’hui
Les Chatbots, déjà chez nous
L’IA est déjà présente dans le secteur public de nombreux pays. Il en ressort qu’un tiers des initiatives concernent les services publics en général, devant la santé, l’économie et le maintien de l’ordre. Côté chatbots et autres assistants virtuels sont les systèmes intelligents les plus courants dans le secteur public (23%), avant l’analyse prédictive (16%), tandis que seulement 7% des projets recourent au machine learning.
Notons ces deux secteurs les plus habités par ces systèmes aujourd’hui :
Services publics et engagement : 38% des initiatives IA ont pour objet la fourniture de services aux citoyens et aux entreprises, ou la facilitation ou la communication avec le grand public. A l’instar des chatbots déployés par certaines administrations cantonales pour endiguer les demandes qui leur parviennent (service de l’assurance sociale en Argovie, mesures de soutien aux entreprises impactées par la pandémie dans les cantons de Vaud et Genève). Mais aussi des projets plus inédits comme la plateforme belge de participation citoyenne Citizenlab qui utilise l’IA pour analyser et regrouper les propositions soumises aux collectivités publiques.
Gestion interne : 20% des utilisations de l’IA servent à faciliter la gestion de l’organisation interne, comme les ressources humaines, les achats, les systèmes IT ou d’autres services publics. A l’instar de l’administration zurichoise qui recourt à un robot logiciel (RPA) s’appuyant sur l’IA pour automatiser le traitement des demandes de chômage partiel. En Suisse, Swiss, Credit Suisse, et Swissquote ont notamment déjà chacun lancé leur Chatbot pour assurer leurs employés et les demandes clients.
Pour en savoir plus, vous trouverez un article plus complet :
https://www.ictjournal.ch/articles/2021-03-30/des-algorithmes-dans-les-administrations-publiques
L’IA au plurilinguisme et multilinguisme
Il faut d’abord faire la distinction entre le plurilinguisme qui désigne la compétence individuelle à savoir parler plusieurs langues et le multilinguisme qui renvoie à la coexistence de plusieurs langues dans un même espace ou dans une même communauté.
L’Union européenne est bien un espace multilingue : sa devise est “Unie dans la diversité”. Une diversité culturelle et linguistique qui se traduit notamment par la promotion du plurilinguisme comme facteur de mobilité et d’échanges. Aujourd’hui, grâce à l’innovation numérique, la traduction peut (et “doit” selon le programme de la présidence française du Conseil de l’UE) être facilitée. Concrètement, la cohésion entre les citoyens européens serait davantage une réalité si les contenus culturels, médiatiques et scientifiques devenaient systématiquement disponibles dans les 24 langues officielles de l’Union européenne.
Les nouvelles technologies du langage et de la traduction, les outils du numérique ou l’intelligence artificielle peuvent ainsi être mis au service du plurilinguisme en Europe. Lancée en novembre 2017, l’application “eTranslation” est par exemple un service de traduction automatique en ligne fourni par la Commission européenne ; cet outil permet de traduire du texte ou des documents complets d’une langue vers une autre. Dans le cadre de la Conférence sur l’avenir de l’Europe, un exercice de démocratie participative à l’échelle de l’UE, une plateforme numérique multilingue a aussi été mise à disposition des citoyens. Les Européens peuvent ainsi débattre de nombreux sujets avec d’autres citoyens grâce à un service de traduction automatique en temps réel.
Les caractéristiques du produit eTranslation :
Accès : Le personnel travaillant pour les institutions de l’UE peut accéder directement à eTranslation avec ses identifiants EU Login, sans avoir besoin de s’inscrire.
Les autres utilisateurs admissibles des États membres de l’UE, d’Islande, de Norvège, du Liechtenstein et d’Ukraine peuvent s’inscrire ici. Les accès individuels seront automatiquement désactivés après 12 mois d’inactivité.
En résumé, eTranslation est un outil de traduction en ligne de la Commission européenne qui offre une sécurité élevée, divers domaines de traduction et une API de service web pour les utilisateurs admissibles. Si vous avez besoin d’une traduction précise et de haute qualité, je vous recommande de faire réviser le texte par un traducteur professionnel
Sécurité élevée : Toutes les données traitées par le système restent dans les pare-feux de la Commission et ne sont pas accessibles aux personnes extérieures.
Traduction vers et depuis n’importe quelle langue officielle de l’UE, ainsi que vers l’arabe, le chinois, l’islandais, le japonais, le norvégien, le russe, le turc et l’ukrainien.
Plusieurs styles de traduction (appelés “domaines”) sont disponibles, tels que “EU Formal Language”, “General Text” et “Finance”.
Compatibilité avec tous les formats bureautiques courants, y compris le format PDF.
Possibilité pour les traducteurs professionnels d’obtenir des fichiers TMX ou XLIFF.
Il est important de noter que eTranslation produit des traductions automatiques brutes. Elles permettent de saisir l’idée principale d’un texte, mais pour obtenir un résultat fiable et de qualité, les traductions doivent toujours être révisées par un traducteur professionnel qualifié.
Pour en savoir plus, vous trouverez un article plus complet :
https://www.touteleurope.eu/societe/multilinguisme-et-plurilinguisme-dans-l-union-europeenne
Cela nous aide dans notre milieu de travail pour traduire des documents officiels. A mon avis c’est mieux de ne pas se fier complétement à ces méthodes de traduction. La nouvelle génération n’a pas cette appréhension par rapport à tout ces outils informatiques. Ce qui m’alarme c’est qu’on se base sur ses traducteurs à l’école comme au travail sans vérifier que les traductions soient bien faites.
Et dans un futur proche ?
L’avènement du Metavers combiné à l’IA :
la fin de nos bureaux ?
Pour l’instant, cette éventualité semble peu probable, faute d’accès universel à ces technologies. Mais on peut miser sur le développement des modes de travail hybrides, qui ne dépeupleraient pas forcément nos bureaux, mais peupleraient l’univers virtuel en parallèle, où certains professionnels travaillent déjà.
Spéculons sur quelques changement possibles dans le secteurs administratifs :
- Transparence et traçabilité : Grâce à une alliance entre le Métavers et la blockchain, permettant d’enregistrer de manière sécurisée et transparente les transactions et interactions. Cependant, les administrations devront toujours adopter des mesures de sécurité robustes pour protéger les informations contre les cyberattaques.
- Inclusion et accessibilité : Le métavers pourra améliorer l’accessibilité pour les personnes handicapées en fournissant des interfaces utilisateur personnalisables et des environnements adaptés à divers besoins physiques et sensoriels.
- Rencontres et collaborations virtuelles : Les réunions entre les administrateurs, les réunions publiques, et les collaborations inter-agences pourraient se dérouler dans des espaces virtuels, ce qui pourrait renforcer la collaboration tout en réduisant les coûts et le temps associés aux déplacements.
- Secteur professionnel globalisé : Le métavers aidera à digitaliser le parcours d’intégration des nouveaux salariés, proposer des formations à distance… Ces nouvelles manières de mener des actions RH sont autant des possibilités d’optimiser sa marque employeur.
Pour en savoir plus, vous trouverez un article plus complet :
Metavers et travail, quels impacts et quels enjeux ? – Open travail (opentravail-lab.fr)

Mais attention, tandis que l’on pense que le métavers limiterai l’empreinte carbone d’une entreprise grâce aux possibilités de travailler toujours à distance, il ne s’agit là que d’un leurre et d’un discours marketing. Le Métavers se présente comme un gouffre environnemental qui pourrai atteindre la consommation énergétique d’un petit pays.
Gladys et Elisa
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