
Le harcèlement au travail correspond à des attitudes ou des paroles répétées qui ont pour but de blesser, de mettre mal à l’aise ou d’exclure une personne dans son environnement professionnel que ce soit sur le plan psychologique, moral ou parfois physique.
Même si certains gestes ou remarques peuvent sembler sans importance au début, leur répétition peut créer un climat tendu, rendre le travail difficile à vivre et faire perdre confiance à la personne qui en est victime.
Le harcèlement peut prendre plusieurs formes
- Harcèlement moral : Le harcèlement moral se manifeste par des comportements répétés visant à déstabiliser ou à humilier une personne dans son environnement professionnel. La personne concernée peut être systématiquement mise à l’écart, ignorée ou dévalorisée dans son travail, ce qui finit par entamer sa confiance en elle.
- Harcèlement verbal : Il peut s’agir d’insultes, de moqueries, de surnoms humiliants ou de ton agressif. Ces paroles blessent, même si elles sont dites sur un ton « d’humour ».
- Harcèlement organisationnel : Le harcèlement organisationnel repose sur l’organisation du travail pour nuire à un collaborateur. Il peut se manifester par une surcharge de tâches, le retrait de responsabilités sans justification claire. Ces pratiques visent à fragiliser psychologiquement la personne concernée, à la pousser à l’erreur ou à l’épuisement, dans le but de la discréditer ou de l’exclure progressivement.
Le harcèlement au travail peut prendre plusieurs formes. Il peut s’agir de remarques déplacées, de moqueries répétées, de menaces, ou du fait de mettre quelqu’un à l’écart volontairement.
Mais il existe aussi une forme de harcèlement plus discrète, qu’on remarque moins facilement. Cela peut être une pression exagérée, des tâches trop nombreuses, des objectifs impossibles à atteindre, ou encore le fait d’écarter une personne de ses responsabilités.
Dans ce genre de situation, c’est souvent un supérieur hiérarchique ou un responsable qui abuse de son pouvoir pour mettre un salarié en difficulté.
Le harcèlement passif au travail
Le harcèlement passif désigne un ensemble de comportements indirects qui visent à exclure ou à ignorer une personne sur son lieu de travail. Il ne se manifeste pas par des paroles agressives ou des gestes visibles, mais plutôt par des silences, des absences d’attention ou un manque de reconnaissance.
Les employeurs ont un devoir de protection à l’égard de leurs collaboratrices et collaborateurs. L’art. 328 du code suisse des obligations (CO) les oblige à protéger et à respecter la personnalité des travailleuses et travailleurs et à veiller au maintien de leur santé au travail. Les employeurs sont donc tenus, de par la loi, de prendre des mesures de prévention du harcèlement et d’intervenir dès que des actes de harcèlement sont portés à leur connaissance.
Le harcèlement passif peut prendre plusieurs formes :
- Faire comme si la personne n’existait pas
- Ne pas lui donner les informations
- Laisser quelqu’un de côté
À retenir :
Dans le cas du harcèlement passif, c’est surtout l’impact des comportements qui est pris en compte. Ce sont les conséquences sur les conditions de travail qui comptent : lorsque ces comportements portent atteinte aux droits ou à la dignité du salarié, qu’ils nuisent à sa santé mentale ou physique, ou qu’ils mettent en danger son avenir professionnel, ils peuvent être reconnus comme du harcèlement.

Harcèlement sexuel au travail
Le harcèlement sexuel correspond à des comportements à connotation sexuelle qui ne sont ni souhaités ni appropriés. Cela peut inclure des gestes, des paroles ou des attitudes qui mettent mal à l’aise la personne qui les subit. Il peut être évident, comme des propositions insistantes ou des contacts physiques, mais aussi plus discret, comme des regards appuyés, des remarques ambiguës ou des insinuations répétées. Dans tous les cas, ce type de comportement est interdit par la loi et ne doit jamais être banalisé.
Quelles sont les causes du Mobbing au travail?
Le mobbing est une forme de harcèlement moral qui se manifeste sur le lieu de travail. Il s’agit d’agissements répétés, souvent collectifs, visant à exclure ou à fragiliser un collaborateur.
Entre 4,4 % et 7,6 % des actifs suisses sont ou ont déjà été concernés par le harcèlement moral sur leur lieu de travail, ce sont les données communiquées en 2023 par (OFS) et (SECO) .
1. Facteurs humains et relationnels
- Jalousie ou rivalité professionnelle
- Rejet de la différence (âge, origine, genre, personnalité)
- Peur de la compétence ou de la réussite de l’autre
2. Fonctionnement interne de l’entreprise
- La reconnaissance du travail accompli
- Modes de communication interne
- Climat de compétition ou de surcharge
3. Normes et valeurs de l’entreprise
- Culture d’entreprise permissive ou toxique
- Tolérance de comportements abusifs
- Silence ou inaction des supérieurs hiérarchiques
Quand le travail rend malade
Le mobbing au travail, ou harcèlement moral, a des effets très nocifs sur les personnes qui en sont victimes. Le manque de respect, l’injustice et les attaques répétées nuisent à leur équilibre mental et à leur santé physique. Souvent, ces personnes essaient de tenir bon, en silence, pendant de longues périodes. Ce n’est généralement que lorsque leur santé se dégrade sérieusement qu’elles finissent par demander de l’aide ou se tourner vers des professionnels pour faire reconnaître et stopper le harcèlement.

Séquelles du mobbing au travail
Être victime d’injustice ou vivre sous pression constante au travail, ça ne laisse pas le corps et l’esprit indemnes. Le harcèlement moral- ou mobbing – finit par laisser des traces profondes. Migraine persistante, mal de dos, douleurs abdominales: le corps encaisse. Mais c’est aussi la santé mentale qui vacille. Burn out, dépression ainsi que l’estime de soi sont en baisse… Le harcèlement n’épuise pas seulement, il détruit.
Arrêt maladie à cause du Mobbing?
Quand le harcèlement moral persiste, c’est le corps qui dit stop. L’arrêt maladie devient inévitable, mais ne règle rien. Même après des mois loin du bureau — en moyenne 218 jours pour un trouble psychique —, beaucoup finissent par démissionner. Parce qu’on ne guérit pas d’un lieu qui rend malade.