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rédigé par Alexis, Katie et Teresa

Petit résumé des droits des femmes en Suisse

1er élément historique connu sur la mobilisation des femmes en Suisse remonte à 1847 lorsque 157 femmes bernoises ont obtenu l’abolition de la tutelle des femmes dans leur canton. Cette disposition juridique plaçait les jeunes filles sous le contrôle de leurs pères et les épouses sous celui de leurs maris, garantissant notamment à l’homme le contrôle sur le patrimoine.

Le 7 février 1971, en votation populaire, les citoyens masculins disent oui au droit de vote et d’éligibilité des femmes. Suite aux élections fédérales, elles obtiennent 10 sièges sur 200 au Conseil national et 1 sur 46 au Conseil des Etats.

1er janvier 1978 les femmes obtiennent l’autorité parentale partagée sur leurs enfants

14 juin 1981 égalité entre femmes et hommes entre dans la constitution, stipulant entre autres que l’homme et la femme ont droit à un salaire égal pour un travail de valeur égale.

1er janvier 1988 révision du droit matrimonial, la disposition selon laquelle l’homme est le chef de la famille disparait et la femme responsable des tâches ménagères disparait. Les femmes peuvent désormais ouvrir un compte bancaire ou avoir une activité lucrative sans l’accord de leurs époux.

27 novembre 1990 le Tribunal fédéral impose la constitution d’Appenzel RI en faveur des droits politiques des femmes et impose au canton d’introduire le droit de vote et d’éligibilité des femmes.

14 juin 1991 : première grève nationale des femmes

1er juillet 1996 : entrée en vigueur de la loi fédérale sur l’égalité, interdiction générale de discrimination dans la vie professionnelle ainsi que l’interdiction du harcèlement sexuel sur le lieu de travail.

27 mars 1997 Adhésion à la convention de l’ONU interdisant la discrimination à ‘égard des femmes. La suisse est un des derniers pays à signer.

La discrimination n’est pas seulement liée à l’idée ’travail égal salaire égal’ mais peut être plus subtile, en considérant ‘naturelle’ une certaine attitude de la femme envers le travail (temps partiel, travail flexible, congé ou changement de carrière à cause de la famille)»

Le marché du travail est toujours divisé entre des professions « masculines» et «féminines», moins payées. En matière d’emploi, six femmes sur dix travaillent à temps partiel. Chez les hommes, cette statistique s’élève à un sur huit ou 12%. Les femmes sont très peu représentées au niveau managérial. Parmi les entreprises suisses enregistrées, on compte seulement 3% de directrices et 4% d’administratrices.

Suite à la grève, La Tribune de Genève et 24 Heures consacrent une page à des témoignages et des anecdotes sur le «sexisme ordinaire». Et ce double constat: «l’égalité salariale existe dans le droit, pas dans les faits», et «le travail domestique est toujours inégalement réparti». Autrement dit, «il reste du pain sur la planche».

https://labs.letemps.ch/interactive/2019/droits-des-femmes/

La disparité salariale dans les régions linguistiques

Dans cette partie, on évalue les différences salariales dans les sept grandes régions de Suisse. On constate que les différences entre régions sont nettement inférieures aux écarts entre branches économiques. La disparité diminue de manière générale à l’égard de tous métiers confondus. Par conséquent il ressort une certaine homogénéité de disparité présente à l’échelle nationale. En revanche, si l’on analyse de plus près les branches des professions exercées, les écarts salariaux apparaissent de manière plus flagrante, et inexpliquée.

Le taux des femmes en emploi la plus bas (41.5%) se retrouve dans la Suisse orientale. Le taux d’occupation des femmes actives le plus élevé se situe dans la grande région Zurich (46.3%). Globalement, les différences du taux d’occupation des femmes entre régions restent faibles.

On observe en revanche des différences supérieures entre régions dans les écarts salariaux. Le salaire moyen des femmes est dans la Région lémanique de 14.8% et dans la région de Zurich de 23.6% inférieur à celui des hommes.

Les écarts salariaux peuvent être expliqués par d’autres indicateurs, telles les branches ou la formation. Le salaire moyen le plus élevé est obtenu par les hommes dans la région de Zurich. Les femmes gagnent moyennement le même salaire dans la région de Zurich, dans la Suisse du Nord-Ouest et la Région lémanique. Le niveau salarial le plus bas pour les deux sexes est constaté au Tessin.

L’industrie chimique est la branche qui présente le salaire moyen le plus élevé pour les femmes. Chez les hommes, le salaire moyen le plus élevé se situe dans la branche des services financiers et assurances.

Les écarts salariaux entre femmes et hommes se distinguent en revanche fortement selon les catégories d’âge. Comparée aux moins de 30 ans, la différence salariale moyenne des groupes les plus âgés (égal ou supérieur à 50 ans) est cinq fois supérieure.

https://www.bfs.admin.ch/bfs/fr/home/statistiques/travail-remuneration/salaires-revenus-cout-travail/niveau-salaires-suisse/ecart-salarial.html

A Genève

Le Conseil d’Etat genevois est résolu à imposer la parité entre les hommes et les femmes. Il a présenté des mesures concernant la fonction publique ainsi que les commissions officielles et les conseils d’administration des institutions de droit public.

La première mesure concerne la fonction publique: lors d’un engagement, à compétences égales, la préférence sera donnée à la candidature d’une personne « dont le sexe est sous-représenté

Au moment de repourvoir un poste dans l’une des 112 commissions officielles et 23 conseils d’administration ou de fondation d’institutions de droit public, chaque entité devra présenter une candidature féminine et une masculine, sous réserve d’une impossibilité.

L’incitation à la parité n’est plus suffisante, entre 2008 et 2018, la part des femmes au sein de ces instances n’a progressé que de deux petits points, passant de 14% à 16%.

« Il y a aussi un travail à faire de la part des femmes qui souvent n’osent pas se porter candidates à certaines fonctions en estimant qu’elles n’ont peut-être pas les compétences », selon la cheffe du Département des finances et des ressources humaines de l’état de Genève.

A l’Université de Genève il y a encore beaucoup de progrès à faire.

https://www.unige.ch/rectorat/egalite/ancrage/statistiques/

Objectif de la Ville de Genève pour instaurer l’égalité entre homme et femme

Depuis plus de 10 ans, la Ville de Genève a fait de l’égalité entre femmes et hommes une priorité politique. Elle agit à plusieurs niveaux et développe des projets de lutte contre les discriminations liées au genre en collaboration avec le réseau associatif et institutionnel genevois.

La Ville de Genève s’engage en faveur de l’égalité et s’est fixée pour objectif de lutter contre les stéréotypes de genre et la reproduction des inégalités.

Des actions de promotion de l’égalité et de déconstruction des stéréotypes de genre sont développées chaque année autour de moments clés, tels que le 8 mars (Journée internationale des droits des femmes), le 14 juin (inscription du principe d’égalité dans la Constitution fédérale et Grève des femmes) ou encore le 25 novembre (Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes). 

Dans toutes ces actions en faveur de l’égalité, la Ville travaille en collaboration avec les institutions, associations ou entreprises genevoises et s’emploie à réfléchir aux intersections entre l’égalité femmes-hommes et d’autres thématiques telles que la diversité culturelle ou encore l’orientation sexuelle et l’identité de genre. 

Au sein de l’administration municipale l’égalité est promue et encouragée. La Ville ayant pour objectif d’être une employeuse exemplaire, un règlement a été adopté en 2009 pour assurer la réalisation de l’égalité entre les femmes et les hommes.

L’ONU champion de la parité homme femme

La première Directrice générale de l’Office des Nations Unies à Genève, Tatiana Valovaya, ayant travaillé dans des sphères à prédominance masculine pendant de nombreuses années, a pour objectif ultime que les femmes et les hommes bénéficient de l’égalité des chances dans l’organisation et au-delà. Selon elle : « Il est clair que nous n’atteindrons aucun de nos objectifs si la moitié de l’humanité est laissée de côté. »

  • Enquête sur les perceptions du personnel à l’égard de l’égalité des sexes à l’ONU Genève, pour évaluer l’impact des actions liées au genre au cours des deux dernières années.
  • Élaboration de la politique de l’ONU Genève en matière d’égalité des sexes après 2020.
  • Faire des propositions innovantes et concrètes pour favoriser l’égalité des sexes à l’ONU Genève.

La Suisse arrive péniblement à la 20ème place des pays les plus avancés sur l’égalité hommes-femmes

  • 1. Islande
  • 2. Norvège
  • 3. Finlande
  • 4. Suède
  • 5. Nicaragua
  • 6. Nouvelle-Zélande
  • 7. Irlande
  • 8. Espagne
  • 9. Rwanda
  • 10. Allemagne
  • 11. Lettonie
  • 12. Namibie
  • 13. Costa-Rica
  • 14. Danemark
  • 15. France
  • 16. Philippines
  • 17. Afrique du Sud
  • 18. Albanie
  • 19. Canada
  • 20. Suisse

https://www.lacote.ch/articles/suisse/egalite-des-sexes-la-suisse-revient-dans-le-top-20-808018

Il ne faut pas s’arrêter à une parité représentative ou salariale

Récemment on a pu voir une affaire concernant le DIP et ses T-shirts de la honte, que devaient porter les lycéennes jugées habillé de manière trop provocante.

Dans le sport, il y a de nombreuses disparités entre les fédérations féminines et masculines.

La Ville qui prône un programme zéro sexisme a dépensé des dizaines de milliers de francs en campagnes de discriminations dites positives: comme la féminisation de noms de rues, de panneaux de circulation ou la censure d’affiches jugées existes.

Il faut plus de concertation, car imposer et promulguer des lois sans prise de conscience ne sert à rien, la preuve en est que depuis l’entrée en vigueur de la LEg, il y 25 ans pas grand chose n’a évolué.